Arrêté vente muguet du 1er mai

Muguet du 1er mai : encore un coup porté à nos traditions… et aux petites gens !

Un arrêté municipal vient d’interdire aux habitants de notre village de revendre de simples brins de muguet achetés chez un grossiste, même en très petites quantités, même pour arrondir des fins de mois déjà difficiles.

Concrètement, cela signifie que les habitants aux revenus modestes, qui ont toujours vendu quelques brins de muguet le 1er mai, n’ont plus le droit de pratiquer leur tradition, sous peine de sanctions.

Tout cela dans un village où le maire se présente : 

  • comme défenseur des traditions
  • et comme secrétaire général de l’association “Les Gueux”, censée défendre, les modestes, les oubliés…

Il y a là encore une contradiction évidente entre le discours et les actes.

⚖️ Traditions : ce qu’on dit… et ce qu’on fait

Dans les mots, on nous parle de traditions et d’identité camarguaise. Dans les faits, nous avons vu disparaître, les unes après les autres, ce qui faisait l’âme de notre village : 

  • le comité des fêtes
  • la traditionnelle paella de quartier
  • le repas du taureau
  • les encierros,
  • et maintenant, la vente populaire du muguet du 1er mai par nos habitants.

Petit à petit, ce sont nos moments de convivialité, de partage et de solidarité qui sont effacés du paysage, remplacés par des arrêtés, des interdictions, des règlements.

Interdire aux personnes du village, aux revenus souvent modestes, de vendre quelques brins de muguet une fois par an, c’est s’attaquer à ce qu’il reste de vivant dans notre vie villageoise : les petits gestes, les petits revenus, les petits liens qui font une communauté.

Difficile, dans ces conditions, de continuer à se revendiquer “défenseur des traditions” ou “protecteur des petites gens”.

Des questions simples que nous devons poser

  • En quoi quelques brins de muguet vendus sur le trottoir, sans installation, sans gêne, menacent-ils réellement l’ordre public ?
  • Pourquoi ne pas encadrer plutôt qu’interdire ?
  • Comment peut-on se dire proche des plus modestes tout en les empêchant de gagner quelques euros, une fois par an, sans déranger personne ?

À nos yeux, cette décision est : 

  • socialement injuste : elle frappe d’abord les plus fragiles, ceux qui comptent chaque euro  ;
  • politiquement révélatrice : on préfère contrôler et interdire plutôt que dialoguer et faire confiance aux habitants ; 
  • culturellement incohérente : on affiche les traditions dans les discours, mais on les étouffe dans la réalité.

🏛️ Des pouvoirs sans garde-fous… des décisions sans contrepoids

Lors du dernier conseil municipal du 10 avril, nous avons déjà contesté les larges délégations de pouvoir accordées au maire, sans contrôle, sans garde-fous, sans véritable contrepoids démocratique.

Cet arrêté sur le muguet en est une illustration concrète :

  • un pouvoir très concentré
  • peu de débat réel, voire pas de débat du tout 
  • et au bout de la chaîne, ce sont les habitants qui subissent, souvent sans avoir été écoutés.

Quand on donne autant de marge de manœuvre à un seul homme, sans contrôle suffisant, il ne faut pas s’étonner de voir des décisions tomber, qui touchent directement nos traditions et nos plus modestes.

🤝 Ce que nous défendons pour notre village

Nous défendons une autre vision de notre commune : 

  • Des traditions qui vivent par et pour les habitants, pas seulement sur les affiches ou dans les discours ;
  • Des règles proportionnées, qui promeuvent la sécurité sans écraser les petites initiatives ;
  • Du respect pour celles et ceux qui ont peu, et qui trouvent dans un 1er mai au muguet, ou encore une paella de quartier, un repas du taureau, des encierros… , à la fois une fête et un lien social.

On peut très bien :

  • fixer des lieux précis, 
  • limiter les quantités, 
  • éviter les installations gênantes,

sans interdire purement et simplement de vendre quelques brins de muguet une fois par an.

📣 À nous de nous faire entendre

Nous refusons que notre village devienne un endroit où : 

  • l’on parle de “traditions” dans les discours, 
  • l’on affiche la défense des “Gueux” et des petites gens,

mais où, dans la réalité, on interdit ce qui reste de populaire, de spontané, de solidaire.

Si vous pensez, vous aussi, que :

  • nos traditions doivent vivre et non disparaître, 
  • nos habitants modestes doivent être respectés et soutenus, 
  • et que la mairie doit écouter plutôt qu’interdire,

alors nous vous invitons à : 

  • réagir en commentaire de notre post Facebook, 
  • témoigner si vous avez été touché·e par cette décision ou d’autres restrictions, 
  • partager cette publication pour que la voix des habitants soit entendue.

Notre village mérite mieux que des interdictions qui frappent les plus fragiles et font disparaître nos traditions. Pour notre part, nous continuerons à nous battre au conseil municipal pour que nos habitants, nos traditions, ne soient plus les grands oubliés des décisions prises en mairie.

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