Dans Midi Libre et autres médias, Laurent Jaoul s’arrange avec la réalité
Tant les interviews, que l’article publié le 11 janvier 2026 dans Midi Libre au sujet de la candidature de M. Laurent JAOUL, maire sortant de Saint-Brès, appellent plusieurs mises au point.
Les Saint-Brésois méritent une information exacte et équilibrée, loin des approximations et des omissions qui brouillent le débat démocratique.
1. Une « adhésion incroyable »… à relativiser
Son évocation d’un soutien important de la population et d’une « adhésion incroyable » repose sur ses seules affirmations. Si l’on se réfère à une popularité sur les réseaux sociaux, combien de ses abonnés sont réellement des électeurs Saint-Brésois ?
Une notoriété virtuelle ne saurait remplacer l’adhésion concrète des habitants, surtout lorsqu’elle n’est étayée par aucun chiffre vérifiable.
2. « Ni de droite, ni de gauche » : une candidature « sans étiquette » ? Les faits disent le contraire
Laurent JAOUL se présente comme n’étant ni de droite, ni de gauche. Il nous présente une candidature « sans étiquette », au-dessus des clivages. Mais les engagements publics de M. JAOUL racontent une autre histoire, celle d’une véritable girouette :
• délégué départemental de Chasse Pêche Nature Traditions,
• soutien à Jean-Pierre Moure (PS) puis revirement vers Philippe Saurel (Dissident PS / Soutien d’Emmanuel Marcron en 2017 et à Renaissance en 2019),
• rattachement à la liste Les Républicains en 2021,
• alliance avec le Mouvement de la ruralité en 2024,
• prises de position aux côtés de Robert Ménard en 2025 et interactions régulières avec Jordan Bardella.
Ces choix, assumés et revendiqués, dessinent une ligne politique bien définie. Le « ni droite ni gauche » ne résiste pas à l’examen.
3. Un 4ᵉ mandat « au service des Saint-Brésois »… vraiment ?
M. JAOUL affirme un engagement exclusivement local. Pourtant, il a été candidat (toujours battu) :
• aux régionales (2021),
• Directeur de campagne aux législatives pour P. Saurel (2022),
• aux européennes (2024).
Comment concilier ces ambitions personnelles avec la promesse d’un mandat 100 % communal ?
Plus révélateur encore : une grande partie de l’article et de ses interviews est consacrée à ses engagements nationaux aux côtés d’Alexandre Jardin, au mouvement des « Gueux » et à ses projets cinématographiques. Un choix éditorial largement nourri par ses propres propos.
Un signal clair : Saint-Brès passe après des combats et des vitrines nationales au point de ne même pas démentir lorsqu’un de ses adjoints qualifie certains de nos candidats « d’inconnus », ce qui révèle surtout un décalage préoccupant avec la réalité du terrain au regard de leurs responsabilités associatives.
4. Le groupe scolaire : un bilan à nuancer
La réalisation du groupe scolaire Antoine-de-Saint-Exupéry en « moins d’un an » pour 11,5 M€ est présentée par Laurent JAOUL comme un succès unanimement salué.
La réalité est beaucoup plus nuancée :
• l’établissement n’a pas été achevé dans ce délai,
• des travaux de réfection sont toujours en cours,
• un PV de réception a-t-il seulement été signé ? A ce jour, rien n’a été rendu public,
• de nombreuses doléances figurent dans les comptes rendus des conseils d’école concernant les conditions d’accueil.
Sans oublier que pour atteindre le délai qu’il s’est fixé des « 9 mois » symboliques de travaux, il n’a pas hésité à l’été 2024, sans le moindre égard pour les familles, à fermer le centre de loisirs pendant toute la période estivale (2 mois), du jour au lendemain, sans concertation, sans solution alternative. Des dizaines de familles se sont retrouvées en grande difficulté, prévenues au dernier moment.
Voilà la réalité concrète derrière les effets d’annonces.
5. La fiscalité : une hausse massive passée sous silence
Affirmer que « les impôts n’ont pas augmenté depuis dix ans » occulte une autre réalité essentielle : au début de son premier mandat, une hausse massive des impôts locaux (26 % du taux communal de la taxe d’habitation) a placé Saint-Brès à 24,15 % au-dessus de la moyenne de la strate (regroupement de communes de taille et fiscalité similaires).
6. « Redonner vie au vieux village » : un aveu d’inaction
Laurent JAOUL affirme aujourd’hui que sa priorité serait de « redonner vie au vieux village ». Mais cette déclaration sonne surtout comme un aveu : depuis 2010, rien n’a été fait pour ce cœur historique que les Saint-Brésois voient, année après année, se vider de son âme. La réfection de la Mairie et de la place attenante, présentée comme un embellissement, a en réalité transformé ce lieu en espace minéral sans vie, agrémenté de jets d’eau mais privé de convivialité. Pire encore, la suppression de nombreuses places de stationnement, sans aucune solution alternative pour les résidents du vieux village, a aggravé l’isolement des habitants et compliqué l’accès aux commerces, freinant ainsi tout développement du centre. Avant de promettre de « redonner vie », encore faudrait-il reconnaître que cette désertification est le résultat direct de choix politiques assumés. Et avant d’envisager des effets de vitrine, il conviendrait déjà d’assurer l’entretien de l’existant : cimetière délaissé, route du stade dégradée, espaces publics laissés à l’abandon. On ne redonne pas vie à un village par des slogans de campagne, mais par un travail constant, mené depuis des années. Or, depuis plus de quinze ans, le vieux Saint-Brès attend toujours.
À l’heure de choisir l’avenir de notre commune, Saint-Brès mérite un Maire tourné vers ses habitants et les habitants ont droit à la vérité. Pas à des slogans. Pas à des vitrines nationales.
Avec un Nouveau Souffle pour Saint-Brès, la transparence n’est pas une option : c’est la base de notre engagement responsable.
