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CONSEIL MUNICIPAL DU 29 AVRIL 2026 
Compte rendu de l'opposition — Saint-Brès

 

Ce conseil municipal du 29 avril 2026 était consacré pour l'essentiel au vote du budget 2026.  Notre groupe minoritaire y a défendu des positions claires, appuyées sur les chiffres fournis par la majorité elle-même. Voici ce qui s'est passé. 

PRÉAMBULE — CE QUI S'EST PASSÉ AVANT LE DÉBAT

M. Jaoul a ouvert la séance non pas sur le budget, mais comme cela semble être la règle à présent, par un long développement personnel visant Mme Réa, l'accusant de procédures à répétition, de harcèlement des agents, et de méthodes qu'il a lui-même qualifiées de « dégueulasses ». Nous répondons sur les faits, sans nous laisser entraîner sur ce terrain.

Sur les plaintes

M. Jaoul a évoqué 6 plaintes déposées à son encontre depuis décembre 2025, se présentant comme victime d'une stratégie politique. Il a lui-même reconnu en séance que « 4 de ces 6 plaintes ont d'ores et déjà été classées sans suite ». A notre connaissance, 3 plaintes sont actuellement en instruction et les 2 restantes suivront leur cours normal devant la justice.

Et finalement peu importe qu'elles soient classées ou non — ce n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est le climat qu'il instaure : les menaces, les intimidations, les attaques personnelles répétées, les insultes publiques, les pressions sur les agents, les tentatives permanentes de faire taire ceux qui osent pointer ses erreurs de gestion.

Nous avons eu recours aux outils juridiques à notre disposition pour une seule raison : lui signifier que ce cercle de violence et d'intimidation a une limite. Que les élus de l'opposition ont des droits. Que les citoyens qu'il représente ont des droits même en campagne... Et qu'aucune fonction élective n'autorise à les piétiner. 

Nous ne jouerons pas à son jeu. Nous ne répondrons pas à la provocation par la provocation, ni à la violence par la violence.

Mais que les choses soient claires : nous ne laisserons plus rien passer. Chaque dérapage a désormais un nom, une date, et si nécessaire, un dossier. Non par esprit de revanche — mais parce que la démocratie locale mérite mieux que ça.

Pour sa part, Mme Réa n'a pas une seule plainte, une seule main courante à son encontre. Jamais. Durant toute la campagne électorale, elle n'a fait l'objet d'aucune procédure ni encore à l’heure d’aujourd’hui. M. Jaoul a lui aussi des obligations il aurait été préférable pour tous qu’il les respecte comme nous l’avons toujours fait.

Sur la sommation interpellative

M. Jaoul a exprimé son indignation devant le fait qu'un huissier de justice ait été mandaté pour procéder à une sommation interpellative auprès d'un agent communal dans le cadre du recours en protestation des élections. Nous rappelons simplement que la sommation interpellative est un acte juridique parfaitement légal, reconnu et encadré par la loi, permettant de recueillir des preuves et clarifier une situation.

M. Jaoul exerce lui-même en sa qualité de maire les fonctions d'Officier de Police Judiciaire (OPJ). Il ne peut ignorer que chacun doit concourir à la manifestation de la vérité. Il connaît mieux que quiconque le rôle des actes d'huissier dans l’établissement de la vérité. On peut s'interroger sur les raisons pour lesquelles il s'y oppose avec autant de véhémence dans ce cas précis.

Sur les agents communaux

M. Jaoul nous reproche de fragiliser les agents. Nous tenons à rappeler que de nombreux agents communaux nous ont alertés sur leur mal-être face à certaines pratiques de management. Notre groupe a toujours eu à cœur de défendre la dignité des agents, et continuera de le faire.

Sur le climat au sein de la majorité

M. Jaoul nous reproche de diviser. Nous invitons les Saint-Brésois à consulter les réseaux sociaux de certains membres de la majorité pour se forger leur propre opinion.

Nous nous contenterons d'un exemple récent : Mme Cuzin, adjointe à la culture, a publiquement traité Mme Réa de « sorcière » sur les réseaux sociaux, entraînant un commentaire proclamant qu’il fallait la bruler et disperser ses cendres pour le muguet. Ils les ont assumés, et des élus de la majorité en ont ri en séance publique. Nous laissons chacun juger.

POINT 1 — COMPTE FINANCIER UNIQUE 2025

Le Compte Financier Unique 2025 (CFU), rappelons-le, « comprend à la fois les données de l'ordonnateur et celles du comptable ». Nous n'en sommes pas responsables — nous n'avons pas participé à cette gestion. Nous nous sommes donc abstenus, mais non sans alerter sur la trajectoire qu'il révèle confirmant nos alertes durant la campagne électorale.

Une épargne qui s'effondre

La majorité affiche un excédent de fonctionnement de 158 485 €. 

Les dépenses continuent à augmenter (+ 17 % par rapport à 2024 qui avait déjà fait l’objet d’une alarme dans le rapport d’orientation budgétaire 2025) tandis que les recettes n’augmentent que de 7%, entrainant une dégradation de notre épargne.

Les ratios, page 5 du CFU

 Épargne brute : 4,66 % — zone de danger (seuil d'alerte : 7-8 %)

 Épargne nette : -54 %  = nos recettes moins les dépenses moins le remboursement d’emprunt. 

 Capacité de désendettement : 15,48 ans — le seuil d'alerte est à 10 ans, le seuil critique à 12 ans

 Charges de personnel : 56 % des dépenses réelles de fonctionnement — rigidité budgétaire maximum

L'épargne nette très négative s'explique en partie par le remboursement exceptionnel d'un prêt-relais de 2 000 000 € en 2025 — nous en prenons acte. Mais cela ne fait que mettre en lumière la fragilité structurelle : sans ce remboursement exceptionnel, le problème de fond demeure.

L’effet ciseaux

Entre 2024 et 2025 : dépenses réelles +17 %, recettes +7 %. Les dépenses progressent deux fois plus vite que les recettes. Ce n'est pas une fatalité — c'est le résultat de choix de gestion.

Des dépenses qui méritent des explications

  • Une Directrice de cabinet : quel coût ? pour faire quoi ? aucune commune de notre strate ne compte de directrice de cabinet
  • Quels sont les coûts induits par les nouvelles écoles ? Les bâtiments communaux ? quelle politique de réduction des coûts menée ?
  • Comment justifier des dépenses de carburant exponentielles ? Les élus disposent-ils de carte carburant ? Dans l’affirmative quels contrôles et limites d’utilisation fixés ? La commune règle l’équivalent de 13.000 km / mois
  • Quelles justifications à un budget réception cérémonies et relations publiques de 138.431 euros dont la commune n’a plus les moyens ? 
  • Quid des investissements non réalisés ? 341.000 euros de dépenses engagées non encore payées : pourquoi ? Aucune explication fournie aux habitants

Notre position : Nous représentons 47 % des électeurs. Ils attendent une gestion rigoureuse. Ce CFU 2025 confirme nos alertes de campagne. Il témoigne d’une mauvaise gestion avec la dégradation de notre épargne. Il raconte l'histoire d'une commune qui consomme son potentiel fiscal sans améliorer sa capacité à investir par elle-même.

POINT 2 — BUDGET PRIMITIF 2026

M. Jaoul nous a présenté ce budget comme sincère et équilibré, ajoutant que « les finances vont très bien ». Les annexes budgétaires qu'il nous a lui-même transmises attestent d’une autre réalité. 

Signal d'alarme : une épargne brute négative pour la première fois

Nous l’annoncions. C’est à présent une réalité : l’épargne brute est pour la première fois dans l’histoire de SAINT BRES négative (- 0,35 %) : nos recettes de fonctionnement (3.432.078 €) ne couvrent plus les dépenses de fonctionnement (3.444.000 €).

Nous n’avons plus les fonds pour rembourser les emprunts et devons puiser dans les réserves. 

Notre épargne nette (recette moins les dépenses moins le remboursement du capital des emprunts) est négative à - 3.99 %.

Un équilibre financé par les réserves du passé

L'équilibre affiché ne tient que grâce à l'injection de 941 921 € d'excédents reportés de l'exercice précédent. Sans cette réserve, le virement de 900 000 € de la section de fonctionnement vers l'investissement — trois fois plus que l'an dernier — serait impossible à réaliser.

Cet excédent est une ressource non renouvelable. Une fois consommé pour financer 2026, il ne restera plus rien pour 2027. À ce rythme, 75 % de la trésorerie aura disparu d'ici la fin de l'année. Que restera-t-il pour faire face aux imprévus ?

« Ce budget n'est pas un budget de gestion, c'est un budget de consommation accélérée des réserves, sans stratégie de reconstitution. — Intervention de l'opposition, 29 avril 2026 »

L'opacité du compte 2313 : 1 880. 000 € dont 1.750.000 avec une explication des plus trouble 

Le compte 2313 est un compte où sont inscrits les règlements au fur et à mesure des factures relatives à des constructions qui sont en cours.

Plus de 66 % du budget d'investissement (1.880.000 € sur 2.848.000 €) est inscrit au compte 2313 (dont 80.000 € non réglés en 2025). 

FAUX ! 

En comptabilité publique il ne peut pas être fait de « capitalisation » ou réserve pour des travaux futurs indéfinis. Au mieux il peut être créé des autorisations de programme pour financer un projet pluriannuel soumis à délibération (inexistante ici) et laisser les réserves soit en report d’excédent ou les affecter en recette d’investissement au compte 1068 « Excédent de fonctionnement capitalisés »

Alors pourquoi de telles contrevérités ? « Quand c’est flou, y’a un loup » comme on dit ! 

En croisant les chiffres, il est établi que : 

  • le montant des travaux réglés de 2023 à 2025 est de 9 880 313 €. 
  • Le coût total du groupe scolaire est affiché pour 11 600 000 €.

Il resterait donc à payer environ 1 719 686 € ? Soit exactement le montant inscrit au compte 2313 (construction en cours). 

Comment régler cette somme quand le budget ne le permet plus, quand tout le patrimoine immobilier (les chênes et la frigoule) a été dilapidé, quand notre épargne brute est négative et ne permet même plus de rembourser l’annuité des emprunts ? 

En liquidant la totalité de nos réserves ! 

L’analyse des comptes confirme que 900.000 euros sont transférés au compte 021 pour financer le compte 2313 à hauteur de 1.880.000 euros (travaux en cours) ! 

S'il s'agit bien des factures restantes du groupe scolaire, pourquoi ne pas le dire clairement ? 

Et si ce n'est pas cela, nous sommes face à une erreur d'imputation comptable sérieuse.

Des choix politiques que nous contestons

  • 173.000 euros pour l’eau et l’énergie : quelle politique de réduction des coûts ? des éclairages demeurent souvent allumés la nuit par exemple : quelles solutions ? 
  • 22 000 € pour le carburant : +8 000 € alors qu’on pointe déjà depuis deux ans l’absence de politique d’économie d’échelle.
  • 145 000 € de frais de réception cérémonie et relations publiques : +15.000 € par rapport à l'an dernier alors qu’ils étaient déjà élevés. Corti à quel coût et pour qui ? Certainement pas pour favoriser l’intergénérationalité et le maintien de nos traditions.
  • 1 922 800 € de frais de personnel et assimilés, soit 55,80 % de nos dépenses de fonctionnement. Bien que le rapport d’orientation budgétaire actait déjà en 2025 devoir analyser et mettre à plat ce chapitre. Rien de tel n’est encore prévu en 2026 ! 
  • 15 000 € pour « l'ombrage » temporaire des écoles (et 150 000 euros prévus en 2027) après deux ans de bataille face à l’urgence dénoncée par tous (parents, parents d’élèves, enseignants) en raison de la souffrance des enfants dès les premières chaleurs en l’absence de toute zone d’ombre. Le maître d’œuvre revendiquait pourtant l’ombre naturelle provenant de la réfection du soleil sur les immeubles face à la cour ! Elle est inexistante. Alors quelle démarche entreprise par la commune ? Est-ce encore aux Saint-Brésois de subir les surcoûts d’une école qu’on n’arrive même plus à financer. 

⚠  Le mur budgétaire de 2027

Une fois les réserves épuisées, la commune sera incapable de fonctionner sans hausse massive d'impôts ou intervention de l'État. La capacité de désendettement devient mathématiquement infinie puisque l'épargne brute est négative. Ce budget organise l'insolvabilité future de Saint-Brès.

Notre vote : Les 6 élus de notre groupe ont voté CONTRE ce budget primitif 2026. Parce qu'il repose sur la consommation des réserves plutôt que sur une gestion structurellement saine. Parce qu'il manque de transparence. Parce qu'il prépare un mur financier pour 2027.

Sur ce point, nous avons évidemment fait appel à différents spécialistes en finances publiques au-delà de nos analyses pour ne commettre aucune erreur et vous fournir une analyse claire et juste … Nous invitons les élus de la majorité et les Saint-Brésois à faire la même chose que nous : analyser ou faite analyser notre budget (cf. sur notre site internet) et vous vous rendrez vite compte de ce qu’il se passe réellement dans ce village…

POINT 3 — TAUX D'IMPOSITION 2026

La majorité a proposé de reconduire les taux 2025 à l'identique. Conformément à nos engagements de campagne, nous avons voté POUR : la pression fiscale des Saint-Brésois est déjà parmi les plus élevées du territoire — la taxe foncière sur le non-bâti atteint 101,17 % — et il n'est pas question de l'alourdir davantage.

Nous rappelons néanmoins que ne pas augmenter les impôts sans réduire les dépenses superflues n'est pas une stratégie financière : c'est simplement repousser l'échéance.

Nous tenons à préciser, même si Monsieur Jaoul a omis d’informer les Saint-Brésois et les #gueux dont il prétend défendre le pouvoir d’achat de son choix : il a voté pour l’augmentation du taux d’imposition de la métropole entrainant de fait une augmentation importante de nos impôts. 

Ses raisons lui appartiennent. Ce choix est très probablement justifié (besoin de retrouver un soutien auprès de Mickael Delafosse pour sauver nos finances ? De se racheter une conduite au sein de la métropole où il est de plus en plus isolé et de rentrer dans les rangs ? Mais à quel prix : celui du sacrifice des Saint-Brésois qui ont cru en lui). 

Son acte est très paradoxal à ses prises de positions pourtant récentes : Le 27 novembre 2025 — il y a cinq mois à peine —, vous écriviez sur vos réseaux sociaux : "Face au tollé national, les maires de France et les #gueux réclamaient l'annulation de la hausse surprise de la taxe foncière. Encore une bataille politique que nous venons de gagner !"

Encore une fois, Laurent Jaoul manque de transparence !

POINTS 9 & 10 — CONVENTION DE STATIONNEMENT

La majorité a soumis à notre vote une convention accordant 12 places de parking gratuitement pendant 15 ans au propriétaire privé d’une SCI qui s’est engagé sur un projet de construction d'un futur restaurant. 

Nous ne sommes pas opposés au projet commercial lui-même, ni au soutien aux commerçants locaux. Mais en notre qualité d'élus, nous avons le devoir de protéger les intérêts juridiques et financiers de la commune et ses habitants. Or cette convention, en l'état, ne le fait pas.

Nos réserves

Absence de redevance : toute occupation privative du domaine public doit donner lieu à une contrepartie financière — c'est un principe général du droit. Cette gratuité sur 15 ans représente une renonciation à des recettes publiques dans un contexte où nos finances sont dans le rouge

Pas de clause suspensive : la convention s'applique immédiatement dès sa signature, même si le permis de construire n'est pas accordé ou si le projet ne se réalise pas.

Aucune garantie de réalisation : ni délai, ni engagement sur l'ouverture effective. La commune prend un engagement ferme de 15 ans renouvelable sur la base d'un projet hypothétique.

Aucune condition d’aménagement : les Saint-Brésois pourront-il encore stationner sur ces places le temps de déposer leurs enfants aux écoles ? et les boulistes, les clients du Backstage ou encore les participants à des animations dans la salle Gaston Sabatier pourront-ils stationner ? En l’état de la convention il apparait que le bénéficiaire serait en droit d’interdire le stationnement sur ces places à tout tiers.

Fragilité juridique : fonder une condition de permis de construire sur une convention précaire et révocable par nature est antinomique. Que deviendrait la validité du permis si la convention était remise en cause ?

Parcelles non identifiées : la convention ne contient aucune référence cadastrale précise.

Conformité au regard du PLUIC : le projet porte sur des parcelles classées au PLUIC « réserve de l’Etat » et « réserve équipement public » qu’en est-il réellement ? 

« Cette convention doit être revue pour être dans les règles de l'art et préserver les intérêts de la commune. Nous ne demandons qu'un ajournement pour la corriger. — Mme Réa, conseil municipal du 29 avril 2026 »

M. Jaoul a refusé tout report et la majorité a voté à notre grand dam « pour ». 

Nous nous sommes donc abstenus de voter — non par opposition au projet en tant que tel, mais parce qu'une convention juridiquement fragile, déséquilibrée en ce qu’elle ne sert que les intérêts privés au détriment de ceux de la Commune et des Saint-Brésois, peut se retourner contre la commune, et donc contre les habitants.

CE QUE NOUS RETENONS

Ce conseil municipal a confirmé, une fois de plus, ce que notre groupe dénonce depuis des mois : la situation financière de Saint-Brès est entrée en zone de péril. Ce ne sont pas nos mots — ce sont les ratios qui figurent dans les documents que la majorité nous a elle-même transmis.

Ce qu'affirme la majorité

« Les finances vont très bien »

« Le budget est sincère et équilibré »

« Nous protégeons nos agents »

« L'opposition invente des chiffres »

Ce que disent les documents

Épargne brute négative à -0,35 % — une première

941 921 k€ de réserves liquidés pour masquer le déficit

Des agents nous alertent sur leur mal-être en fonction

Tous nos chiffres viennent du CFU 2025 et du BP 2026

Conclusion

M. Jaoul a insisté longuement ce soir sur une prétendue affaire de 37.000 € de frais de climatisation réalisés aux écoles en août 2021.

M. Jaoul affirme une fois de plus que nous avons menti sur l'affaire des climatisations en reprenant le montant de 138.000 euros mentionné dans l’article Midi Libre, et que nous aurions accusé le journaliste de Midi Libre d'avoir commis une erreur pour nous en sortir. 

C'est faux.

Notre source initiale était bien un article de Midi Libre de septembre 2021 — un article que M. Jaoul avait lui-même relu et validé avant publication. Nous n'avons jamais mis en cause le journaliste ou le correspondant. Monsieur Jaoul joue sur les mots en accordant qu’il y aurait eu pour 37.000 euros de frais de climatisation et le reste correspondrait à des travaux. 

Conclusion : Nous sommes bien sur le montant total des dépenses réalisées dans des écoles dont la destruction était déjà arrêtée, ce que l’article Midi Libre a bien repris en synthèse et que nous avons dénoncés.

Quant au livre des comptes, oui, nous y avons eu accès et nous l'avons soigneusement analysé — mais c’est celui de 2024, pas celui de 2021. Et M. Jaoul le sait parfaitement : qu’il publie nos demandes de copie des comptes ! Nous l’y autorisons officiellement. 

Ce point, répété à l'envi, ne trompe personne : quand on n'a rien à dire sur le fond, on agite un rideau de fumée. On crée une polémique pour éviter de parler du vrai problème.

Car voilà ce qu'est le fond, voilà ce qu’est le problème : 

Il dit qu'il ne hausse pas les impôts. Mais il a voté pour l'augmentation du taux foncier à la Métropole de Montpellier. Ce qu'il ne fait pas à Saint-Brès, il le fait payer aux Saint-Brésois via l'intercommunalité. Les mêmes contribuables, la même poche.

Il dit que les finances vont bien. Mais pour la première fois de l'histoire de Saint-Brès, les recettes de fonctionnement ne couvrent plus les dépenses courantes. Il pompe près de 942 000 € de réserves accumulées sur des années pour masquer ce déficit structurel. Une fois la tirelire vide — et elle le sera dès 2027 — qui paiera ?

Il dit qu'il soutient les commerçants. Mais il n'y a pas assez de parking en centre-bourg ? Qu'à cela ne tienne : il offre gratuitement 12 places pendant 15 ans à une SCI privée, sans redevance, sans garantie, sans contrepartie. Avec l'argent de tous les Saint-Brésois.

Voilà la réalité de cette gestion : des mensonges et accusations pour masquer, des intimidations pour faire taire, des manipulations et polémiques pour diviser.

Saint-Brès mérite la transparence, la rigueur et une vraie trajectoire financière. Notre groupe continuera à l'exiger — avec les mêmes méthodes : les faits, les chiffres, la vérité, conseil après conseil.

 

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