Les écoles de la discorde

Quand l’autosatisfaction remplace les faits :

 

Dans le mag municipal d’août 2024, les écoles étaient annoncées comme modernes, écologiques et exemplaires : végétalisation, préaux, équipements numériques, respect des normes environnementales (annexe 1).

À la rentrée 2024, la mairie affirmait que les bâtiments étaient achevés à 98 % (annexe 2).

 

Le 5 avril 2025, les nouvelles écoles de Saint-Brès ont été inaugurées en grande pompe. Le maire sortant les présente comme la plus grande réussite de son mandat (annexe 9). 

Pourtant sur le terrain, parents, enseignants et représentants d’élèves constatent une réalité tout autre, préoccupante pour les enfants.

 

Un an après, le constat est bien différent :

  • Des cours largement bétonnées, sans véritables îlots de fraîcheur.
  • L’absence de préaux, exposant les enfants au soleil et aux intempéries.
  • Des équipements annoncés mais absents ou non fonctionnels (récupération d’eau, panneaux photovoltaïques).
  • Des infiltrations d’eau persistantes.

 

Ces problèmes sont signalés depuis des mois en conseils d’école. Les réponses sont floues, souvent renvoyées à « plus tard », parfois après mars 2026 (annexes 3 - 4 - 5 - 6 et 7).

 

Un projet conçu sans aucune concertation :

  • La fermeture du centre de loisirs tout un été, sans solution alternative.
  • Un nombre de classes insuffisant.
  • L’absence de salle multimédia, supprimée pour pallier le manque de classes.
  • Certaines classes maternelles sans éviers fonctionnels et des problèmes d’hygiène.
  • Des prises électriques proches de points d’eau.
  • Aucun outil de communication pour les délégués de parents d’élèves.

 

Ces choix traduisent un projet pensé sans écoute des usages réels de l’école.

 

De sérieuses inquiétudes sur la sécurité : 

 

Pour la Rentrée 2024, près de 400 enfants ont été accueillis dans des bâtiments inachevés :

  • Fuites d’eau
  • Sols glissants
  • Dysfonctionnements du chauffage
  • et de la climatisation
  • Extincteurs non fixés
  • Cours insuffisamment protégées du soleil.

Puis plusieurs risques sont restés sans solution :

  • Absence de filets de sécurité au-dessus de la cour maternelle
  • Absence de zones d’ombre
  • Affaissement d’un escalier et de l’amphithéâtre
  • Visiophones défaillants
  • Gestion chaotique des clés et des alarmes
  • Trous dans le sol en maternelle.

En janvier 2026, nouveau problème : la rupture de la main courante et de la rampe d’accès à l’amphithéâtre et au terrain de jeux.

Ces alertes répétées  (annexes 3 - 4 - 5 - 6 et 7) interrogent sur la priorité accordée à la sécurité des enfants.

 

Une opacité financière indigne d’une municipalité :

 

Le coût du projet est passé de 8,6 M€ à environ 11,6 M€ :

10,5 M€ en mai 2023,

11,5 M€ en décembre 2023,

11,6 M€ à la rentrée 2024, alors même que des équipements manquent encore (annexe 8).

 

Une dérive financière inexpliquée par la mairie.

 

La municipalité affirmait qu’il n’y aurait pas d’emprunt. Pourtant, en dépit de la dilapidation du patrimoine communal (cf. prochaine publication), un emprunt de 2 millions d’euros sur 30 ans a été contracté en novembre 2024 (annexe 9).

Les explications fournies restent confuses, voire sarcastiques, alors que la loi impose une information claire sur les finances publiques (annexe 10). Cette opacité empêche les habitants de comprendre les surcoûts et les choix budgétaires.

 

De nombreuses questions restent en suspens : 

 

Pourquoi avoir inauguré des écoles alors que la sécurité des enfants n’est toujours pas assurée ?

Pourquoi avoir accueilli près de 400 enfants dans des bâtiments manifestement inachevés ?

Pourquoi promettre des écoles écologiques et ombragées alors que les cours sont bétonnées et sans protection contre la chaleur ?

Pourquoi annoncer des équipements qui ne sont toujours pas installés ou fonctionnels ?

Pourquoi les parents et les enseignants n’ont-ils pas été associés aux choix du projet ?

Pourquoi affirmer qu’il n’y aurait pas d’emprunt, puis en contracter un de 2 M€ sur 30 ans ?

Pourquoi le coût du projet a-t-il augmenté de plusieurs millions d’euros sans explications claires et compréhensibles pour les habitants ?

Pourquoi tant de signalements répétés sans réponses concrètes, sinon des reports à plus tard… souvent après les élections ?

Pourquoi les élus municipaux chargés des dossiers écoles, finances et travaux ont-ils quitté leurs fonctions en cours de mandat ?

 

Les écoles ne doivent pas être un outil de communication au bénéfice d’une campagne.

Elles engagent la sécurité des enfants, l’argent public et la confiance des habitants.

En mars 2026, il faudra choisir entre l’autosatisfaction… et une gestion responsable, à l’écoute des habitants et réellement tournée vers l’intérêt général.

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