Expression de l'opposition : un droit reconnu, une publication qui interroge
Le magazine municipal de mai 2026 contient une nouveauté : une rubrique « Expression libre des groupes politiques », encore vide, mais annoncée pour le prochain numéro.
Cette rubrique ne doit rien au hasard. Elle fait suite à la demande formelle que notre groupe a adressée à M. le Maire (annexe 1), en application de la loi (article L. 2121-27-1 du Code général des collectivités territoriales), qui garantit aux élus d'opposition un espace d'expression dans les bulletins municipaux.
La réponse initiale de la mairie avait été de renvoyer la question au conseil de juillet. Or, le maire est contraint par la loi d’offrir un espace de communication aux élus d’opposition, proportionnellement à la
communication de sa majorité. Ce n’est pas un choix qu’il a à faire. Ce n’est pas une décision qu’il peut prendre ou non. C’est la règle.
Nous avons renouvelé notre demande (annexe 1), textes de loi à l’appui. La rubrique existe désormais. Vide.
La manière dont ce magazine a été publié mérite d'être signalée.
Notre courrier demandant un espace d'expression a été transmis à la mairie cette semaine.
Ce vendredi 22 mai, quelques heures après notre dernière relance, une annonce sur Facebook indiquait que le magazine était mis en ligne — avec, en dernière page, un encart vide nous informant que notre droit d'expression serait ouvert... au prochain numéro.
Le calendrier est ce qu'il est. Chacun en tirera les conclusions qu'il voudra.
Mais un point corrobore la précipitation de publication du Mag, pour ne pas nous y laisser la parole :
Nous savons que les associations de la commune avaient jusqu'à vendredi soir 22 mai inclus pour transmettre leurs articles et leurs actualités dans le Mag. Ce qui signifie que les textes auraient été mis en page la semaine prochaine.
Or, les associations ont appris par Facebook la publication précoce du Mag, et certaines ont été privées de ce maigre espace de mise en lumière. Ici aussi, on peut s’interroger sur le fait que la mairie n’ait pas respecté la date fixée par ses propres services, sans en informer les associations, en publiant en avance le Mag. Laurent Jaoul s’enorgueillit de défendre les associations dans ses prises de parole publiques. Mais cela semble différent dans la réalité…
Ce qui est certain, c'est que les Saint-Brésois méritent une information municipale fiable, organisée à l'avance, et respectueuse de tous les acteurs de la vie locale. Ce que nous continuerons à exiger.
