Compte rendu du conseil municipal du 23 juillet 2026

Open Bar, Cafouillages et Attaques

 

« Open Bar », c'est terminé !
Parfois, une phrase résume à elle seule une façon de gouverner.
Lors du dernier conseil municipal, le Maire a déclaré, en évoquant ses précédents mandats : « On n'avait pas d'opposition, c'était open bar, on faisait ce qu'on voulait. »


Nous le remercions pour cette rare franchise.
Cette époque est révolue ! Aujourd'hui, 6 élus représentent près d'un électeur sur deux avec pour mission de contrôler l'action municipale, demander des comptes, améliorer les délibérations lorsque c'est nécessaire et défendre l'intérêt général.

 

25 délibérations... des votes responsables face à une gestion approximative


Les 25 délibérations ont été adoptées, la plupart à l'unanimité.
Nous avons soutenu l'immense majorité des projets, parce que notre opposition est constructive.
Mais une nouvelle fois, cette séance a mis en lumière une gestion souvent improvisée, une préparation approximative, une transparence toute relative et, dès que les questions deviennent gênantes, une fâcheuse tendance du maire à répondre par des attaques personnelles plutôt que par des arguments.

 

Travaux du stade : qui connaît réellement le dossier ? un « cafouillage » inquiétant - pas de commissions travaux (point 5)
Nous avons voté la demande de subvention pour les travaux du stade (44 000 € HT). En revanche, impossible d'obtenir des réponses précises :

  • Deux devis… ou trois ?
  • Simple grillage… ou double grillage ?
  • Quels travaux exacts ? quels montants des devis ?

Moment révélateur : l'adjoint annonce deux devis. Le maire en annonce trois dont un de Saint-Brès. Personne ne semble disposer des mêmes informations et l’adjoint demeure dans l’ignorance de l’entreprise locale… Nous dénonçons l’absence de commission travaux. Pour le Maire “pas à chaque fois qu’on va changer un climatiseur”...


Nous avons voté, parce que le projet est utile, mais il serait rassurant que ceux qui le présentent connaissent précisément son contenu et que les élus disposent d'un dossier clair avant de lever la main.

 

Valoriser les traditions… ou soutenir un candidat ? (point 10)


Fervents défenseurs de nos traditions, nous avons naturellement soutenu l'achat d'un équipement destiné à un jeune raseteur. Nous avons simplement demandé :

  • qui en était le bénéficiaire - réponse : Steven MARTINEZ, candidat sur la liste du maire.
  • pourquoi la commune ne communiquait jamais sur ses engagements, ses performances si ce soutien consiste à valoriser notre commune et nos traditions ? Silence

Nous avons proposé d'aller plus loin et de mener une réflexion plus large sur cette valorisation qui pourrait toucher tous les habitants et non seulement un seul bénéficiaire.
Réponse du maire (auto-proclamé défenseur des traditions) : « Il n'y aura rien de plus. »
 

Le débat aura donc duré moins longtemps que la réponse. Dommage. La valorisation de nos traditions et de notre commune mérite davantage qu'une simple délibération.

 

Lire l'intervention complète de Frédérique RÉA

 

Association : la réalité des votes face aux « mensonges » (points 11 à 14)...


Depuis plusieurs mois, le maire affirme publiquement que nous aurions voté contre les associations. Pourtant les faits sont clairs :
nous avons voté contre l’adoption du budget primitif, seule délibération soumise au vote. Pas “pour” ou “contre” les subventions aux associations, le traitement des agents ou encore l’achat de fournitures de bureaux, etc... 

Lors de ce conseil municipal, pour la première fois, les subventions aux associations, aux écoles et au RASED ont fait l’objet d’un vote distinct. Notre position a alors été sans ambiguïté : nous avons voté POUR l’ensemble de ces subventions. Créatrices de lien social, les associations méritent tout notre soutien. Bénévoles et dirigeants l’auront toujours, quelles que soient leurs sensibilités, leurs engagements ou leurs proximités avec l’équipe municipale.
Pour nous, l’engagement associatif doit primer sur les considérations personnelles ou politiques.
Les faits sont têtus : nous avons toujours soutenu le monde associatif et continuerons de le faire. En revanche, nous avons demandé davantage de transparence sur les modalités d'attribution : critères objectifs, grille d'évaluation, cohérence des montants accordés et information des élus.

 

Lire l'intervention complète d'Olivier GIRAUDEAU

 

...Et une nouvelle altercation révélatrice
Ce débat a été suivi d'un échange particulièrement tendu entre le maire et le président d'une association saint-brésoise, présent dans le public. La délibération concernant la subvention de son association a été retirée de l'ordre du jour par le Maire qui estimait le dossier incomplet ce que contestait vivement l’intéressé s’estimant victime de mensonges. Cet épisode soulève une question de fond : les règles applicables aux associations sont-elles clairement définies, connues à l'avance et identiques pour tous ?

 

Des finances qui appellent à la vigilance (point 17)...


Nous avons voté la création de 5 postes d'animateurs afin d'assurer l'encadrement et la sécurité des enfants sur les temps périscolaires. Mais plusieurs indicateurs nous inquiètent.

  • une masse salariale représentant près de 56 % des dépenses de fonctionnement ;
  • un turn-over important des agents communaux : pourquoi ?

Nous avons demandé des explications au Maire, responsable de l’organisation et du fonctionnement des services communaux. 
Au lieu de répondre précisément, il a préféré détourner le débat vers des attaques personnelles visant une nouvelle fois Frédérique RÉA, avant d'évoquer publiquement des situations individuelles sans rapport avec la délibération.

 

Lire l'intervention complète d'Olivier GIRAUDEAU

 

... Et une nouvelle polémique inutile


Le maire a ainsi choisi de mettre en cause publiquement plusieurs personnes, évoquant notamment la situation de Jean-Pierre PORTA, président de la Mini Boule qu’il a contraint sous la pression, avec l’assistance de son père Ferdinand JAOUL et son adjoint M Joël CANTIE à la démission après plus de 40 ans de bénévolat.
A cette occasion nous avons dénoncé les agissements du Maire qui divise le village et l'usage de l'argent public comme une arme de chantage politique en rappelant un principe simple : les subventions, les locaux municipaux et le matériel communal appartiennent à tous les Saint-Brésois pas à un clan.

 

Démocratie : un règlement intérieur enfin légal (point 20)


Quatre mois de préparation par la majorité. Cinq jours laissés à l'opposition pour l'étudier.
En quelques jours seulement, notre équipe a analysé l'ensemble du texte. Résultats :

  • plusieurs dispositions juridiquement contestables ou illégales ont été relevées ;
  • huit amendements ont été proposés en amont par courriel pour écarter le risque d’illégalité ;
  • cinq ont finalement été adoptés en séance pour garantir nos droits d'information, un local pour les élus et un espace d'expression dans le magazine municipal.

Notre espace d'expression reste néanmoins très limité. Nous continuerons donc, plus que jamais, à vous informer directement. Preuve qu’une opposition utile et sérieuse ne bloque pas. Elle améliore.

 

Lire les demandes d'amendement au règlement intérieur envoyées par mail

 

Travaux de l’église : toujours pas de commission... (points 22 à 25)


Si le Maire réserve ces commissions aux projets importants, l’aménagement du quartier de l’église, estimé à 400 000 €, en est manifestement un. Mais toujours pas de commissions travaux... Nous soutenons la recherche de subventions pour ce projet.

 

Un point retiré… faute de documents (point 9)


Une délibération a dû être retirée de l'ordre du jour faute de l'annexe annoncée. Or Frédérique RÉA l’avait signalé en amont du Conseil. Un simple oubli ? Peut-être. Mais lorsqu'on demande aux élus de voter des dossiers engageant l'argent public, chacun est en droit d'attendre des documents complets.

 

En conclusion, cette séance illustre une constante de ce mandat : des dossiers parfois préparés avec légèreté, des réponses imprécises, une transparence insuffisante et une difficulté persistante à accepter le contrôle démocratique. 
Et lorsqu'un maire considère que toute question est une attaque, c'est souvent que les réponses deviennent plus difficiles que les critiques.

 

“Devenir un bon menteur permet de se dispenser de devenir bon dans n’importe quel autre domaine qui soit.” (Banksy)

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